Pourquoi ce blog?

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En tant que fan de Harry Potter, je n'est pu m'arrêter a la lecture des 6 premiers tomes, et j'attend avec impatience le dernier, c'est pour cela que je suis actuelment dans l'écriture d'une fiction que je métrai en ligne sur ce blog. Il s'agit d'une aventure parallèle a celle d'Harry Potter, c'est a dire qu'elle se déroule dans le monde de celui ci mais ne le concerne pas, bien sur Harry existera dans ma fiction mais ne sera pas un personnage qui interviendra. Évidement beaucoup d'aspect du récit ressemblerons a celui d'Harry Potter afin de ne pas m'éloigné du contexte, l'histoire de mon personnage sera proches de celle d'Harry mais je veille a ce qu'il est des éléments totalement exclusifs. J'espère que mon récit vous fera rêver et que vous vous perdrez une fois de plus dans le monde magique qu'a crée J.K Rowling.

# Posté le samedi 13 mai 2006 19:26

Modifié le mardi 22 août 2006 14:35

J.K Rowling

J.K Rowling
Avant tout un petit détour par la vie de celle qui a donné envie d'écrire a des million de fans!

JK Rowling, jeune mère divorcée, vivait d'allocations-chômage lorsqu'elle a commencé, sur un coin de table de café mal chauffé, à écrire les aventures du jeune sorcier. Elle est aujourd'hui plus riche et plus connue que la reine d'Angleterre.

Née le 31 juillet 1965 à Chipping Sodbury (ouest de l'Angleterre) dans une famille modeste, Joanne écrit depuis l'âge de six ans. Elle a raconté comment elle était terrorisée par sa maîtresse d'école primaire, qui plaçait les enfants dans la classe en fonction de l'intelligence qu'elle leur prêtait, les plus brillants à gauche, les plus stupides à droite. "J'étais aussi loin à droite qu'on pouvait l'être sans être assis dans la cour de récréation", se souvient J.K. Rowling.

A l'école secondaire, "tranquille, myope, couverte de taches de rousseur et nulle en sport", elle racontait déjà à ses amies de longs récits nés de son imagination et sa matière préférée était l'anglais. À l'université d'Exeter, elle étudie le français pour faire plaisir à ses parents qui veulent faire d'elle une secrétaire bilingue. Elle le devient momentanément, mais passe son temps à taper ses propres récits ou à "gribouiller des bouts d'histoire dans la marge des cahiers de sténos" au lieu de prendre des notes des réunions.

C'est lors d'un voyage en train de Manchester à Londres qu'elle concocte dans sa tête l'histoire d'un jeune garçon qui découvre ses talents de magicien et part dans une école de sorciers. À 25 ans, elle perd sa mère et cette mort prématurée inspirera probablement les sentiments que nourrit son héros orphelin à l'égard de ses parents décédés.

Pour changer d'air, Joanne part au Portugal enseigner l'anglais. Tous les matins, avant d'aller travailler, elle rédige les aventures d'Harry Potter. Elle se marie en 1992 avec un Portugais et donne naissance à une petite fille, Jessica. Mais le mariage se solde par un divorce en 1995 et elle revient s'installer à Edimbourg, en Ecosse, où elle vit d'allocations.

"Lorsque Jessica s'endormait dans sa poussette, je me précipitais dans le café le plus proche et j'écrivais comme une folle", a raconté l'écrivain, qui à l'époque sautait parfois des repas pour nourrir sa fille. Le livre achevé, elle envoie les trois premiers chapitres à un agent, qui n'est pas intéressé. Un second agent accepte de la représenter, mais il lui faut un an pour trouver un éditeur, Bloomsbury, en août 1996. Le nom complet est Joanne Rowling, et pas "Joanne Kathleen Rowling". À la publication de son premier tome, Bloomsbury craignent que le groupe-cible de petits garçons rechigne à acheter des livres écrits par une femme. Ils lui demandent par conséquent d'utiliser deux initiales, plutôt que de réveler son prénom. N'ayant pas de deuxième prénom, elle choisit K en pensant à sa grand-mère Kathleen, comme seconde initiale de son pseudonyme. Kathleen n'a donc jamais fait partie de son nom légal. Elle se surnomme elle-même "Jo" et clame que personne ne l'appellait "Joanne" dans sa jeunesse, à moins de n'être très fâché. Contrairement à la rumeur, elle n'apprécie pas "Joanie".

Source: Wikipédia


SoN sItE ofFicIel

# Posté le samedi 13 mai 2006 19:46

Modifié le mardi 24 juillet 2007 09:12

Chapitre 1

Voila le brouillon du chapitre 1, certain nom risque encore de changer, et je ne désigne de suite aucun titre de chapitre, beaucoup d'élément vont évoluer, donc je serai peut-être amené a ajouter ou retirer des événements au premier chapitre.
Laissez vos comms et signalez moi les contres sens et autre indélicatesse de ma part, merci, bonne lecture!


Tout semblait si calme dans la rue de l'Ouache, on entendait tout juste le hululement d'un hibou qui perçait la nuit de ses cris aigus. Seul quelques lampadaires illuminaient les environs qui malgré cela restaient sombres et mystérieux. C'était une chaude nuit d'été comme on avait peu l'habitude de connaître dans le nord de la France à cette époque-ci de l'année. La faible lumière de la brune lune passait outre les rideaux troués de la fenêtre du grenier. Un endroit miteux où était entreposé de vieux meubles. Les murs étaient recouverts de papier peint à motif fleuri, en partie déchiré. Quant au plancher, il était poussiéreux et parsemé de n½ud et de trous en tout genre, on pouvait même parfois entr'apercevoir la tête d'un de ces petits rongeurs que l'on peut rencontrer dans les vielles bâtisses, c'était le cas de la petite maison. Le grenier semblait inhabité et pourtant dans le coin, une jeune fille: Agathe Thibault dormait d'un sommeil paisible, ses cheveux châtain clair étaient en bataille, son visage disgracieux était parsemé de taches de rousseurs et son nez busqué était légèrement tordu vers la droite. Ses yeux au contraire étaient d'un beau vert clair.
Non loin de son lit se trouvait une petite table d'appoint qui lui servait sans nul doute de table de chevet. On ne trouvait sur celle-ci aucun accessoire qu'une jeune fille de son âge puisse posséder mais seulement une photo où l'on voyait apparaître une famille heureuse et souriante. On y reconnaissait Agathe, à l'époque où elle devait avoir à peine 5 ans, derrière elle, il y avait deux autres personnes se tenant amoureusement par la taille, ils avaient au moins tous deux une trentaine d'années. L'homme avait les cheveux bruns, sa peau était quelque peu ridée et ses yeux verts étaient petits et perçants tout comme ceux de sa fille, il était habillé d'un costume qui lui donnait un air sérieux. Bref il semblait être un homme tout ce qu'il y a de plus respectable. Sa femme, elle, avait également un visage rayonnant mais tout aussi disgracieux que celui de sa fille. Ses cheveux étaient d'un blond sans éclat et son pâle visage laissait apparaître de gros boutons noirs. Elle portait une longue robe rouge qui laissait deviner un corps parfait.
A proximité de la petite table, une étagère de bois était suspendue où au milieu de vieux bibelots empoussiérés, était posé un vieil exemplaire de journal. Un portrait faisant la une représentait l'homme de la photo de famille. La photo était accompagnée d'un article:

UN HOMME D'AFFAIRE FRANCAIS EST RETROUVE MORT DANS UNE RUELLE LONDONIENE.
Antoine Thibault, 36 ans a été retrouvé mort hier soir dans un quartier de la banlieue londonienne. Il se rendait à une conférence lorsqu'il se serait fait agressé, il portait des traces de coups mais aucune plaie ni fracture, l'autopsie n'a pas révélé les causes réelles de la mort. Malheureusement aucun témoin n'a vu la scène. L'enquête a été classée sans suite. Le corps sera rapatrié en France dés lundi matin et rendu à la famille Thibault


Le soleil se levait petit à petit chassant ainsi la lune qui désormais, était cachée par de gros nuages. Il était à peine 7 heures lorsqu'on entendit tambouriner a l'étage du dessous et bientôt une voix se fit entendre:
- Debout! Réveille toi!
Agathe se réveilla en sursaut, se demandant pendant quelques secondes ce qu'il se passait. Puis lorsqu'elle réalisa enfin, elle sauta hors du lit et s'engouffra la tête la première dans l'armoire afin d'y trouver ce qu'elle allait bien pouvoir porter ce jour la. On entendait toujours sa mère taper avec force au plafond avec ce qui était sûrement un balai. Après s'être habillée elle dévala les escaliers qui comme le reste de la maison tombaient en ruine, évitant soigneusement l'avant dernière marche qui était cassée. Sa mère était assise à une petite table ronde, une bouteille à la main et le balai de l'autre, elle continuait de taper frénétiquement au plafond déjà fissuré de part et d'autre. Madame Thibault n'était plus la même femme que celle de la photo de famille où elle semblait si heureuse, elle avait beaucoup grossi, son visage avait pris plusieurs rides et des cernes s'étaient creusées. Elle buvait beaucoup depuis la mort de son mari qu'elle avait mal supporté. Voguant de déprime en déprime elle était désormais incapable de s'occuper réellement d'Agathe qui pour une fille de son age était devenue très autonome. Elle ne pouvait compter que sur elle même. Comme d'habitude elle avait trouvé sa mère totalement ivre, Madame Thibault n'était une fois de plus, pas dans son état normal et ça, Agathe le comprenait bien. Elle préféra alors passer discrètement sans attirer le regard de sa mère qui n'avait cessé de crier:
- Lèves-toi ! Oh!Vite! Avait-elle hurlé entre deux gorgées.
Agathe qui ne s'était pas fait remarquer, se faufila dans la salle de bain pour se faire un brin de toilette. Elle en ressortit quelques minutes après, coiffée de deux couettes parfaitement égales, ses dents étaient désormais d'un blanc éclatant. Elle remarqua que sa mère ne vociférait plus, ce qui lui laisserait le passage libre. Elle se hâta vers la cuisine, Madame Thibault était maintenant endormie sur la table, sa tête baignant ainsi dans le liquide incolore provenant de la bouteille qui continuait de se répendre.
Agathe se résigna a la laisser ainsi, après tout ce n'était pas la première fois que ce genre de chose arrivait. Un jour, elle avait trouvé sa mère étendue de tout son corps sur le perron de la vielle maison, dissimulée par quelques ordures et herbes en tout genre, elle ronflait bruyamment, un râle qui résonnait quelque peu dans les alentours. Agathe s'était alors empressée auprès de sa mère pour lui porter secours, ce qui n'avait servit à rien puisque celle-ci était plongée dans un sommeil profond. Les seules manifestations de Madame Thibault étaient de terribles grognements qui à chaque reprise faisaient sursauter Agathe. Une autre fois Madame Thibault fut raccompagnée par deux gendarmes qui l'avaient trouvé ivre, chantant a tue tête sur la voix publique selon ces deux hommes, qui par simple gentillesse ne l'avait pas menée au commissariat. Cette fois ci elle avait mis plusieurs jours avant de retrouver son état normal. Agathe qui désolée de cette situation ne pouvait rien faire, parfois elle cachait les bouteilles à divers endroits mais sa mère qui dans la plupart des cas ne les retrouvait pas, n'hésitait pas a en racheter de nouvelles.

Agathe passa outre sa mère qui dormait toujours, elle s'empara de sa veste et de son sac qui non comme le reste de ses affaires paraissaient en bon état, puis descendit les trois marches fissurées du perron.
Elle se dirigeait à présent vers l'école où elle allait depuis sa plus tendre enfance. Elle empruntait ce chemin chaque matin, cela même quant il pleuvait, ce qui n'était pas rare dans cette région particulièrement humide. Habitant le village, aucun transport n'assurait le ramassage scolaire.
Après avoir traversé un bosquet qui constituait un raccourci, elle emprunta un vieux pont que personne n'utilisait plus depuis plusieurs années. Elle traversa le village pour arriver enfin à la petite école qui se situait à quelques pas de la place. L'école placée sur une hauteur régnait sur le village, ses volets bleus tranchaient avec le rouge des vielles briques de l'édifice. Sa large cour était bondée d'élèves, les ballons fusaient et les cordes à sauter fouettaient le sol d'un bruit sourd. Agathe se faufila parmi ses camarades, certains d'entre eux lui lançaient des regards noirs et glacés dépourvu d'amitié, pourtant elle n'avait jamais rien fait pour se créer des problèmes avec les autres élèves.
-« eh l'éléphant » avait crié l'un d'eux
Agathe avait bien entendu ce qu'il lui disait mais elle préféra détourner son regard .Elle cherchait désespérément son ami. Un cri hystérique retentit alors dans la cour.
-Agathe!!
Une jeune fille armée d'une mâchoire hors norme et d'une paire de lunettes double foyer lui faisait de grands signes attirant ainsi le regard de tout son entourage, elle se précipita vers elle d'un pas pressé. Agathe et Milène se connaissaient depuis leur tendre enfance où elles passaient leurs après midi a s'amuser, et si elles étaient meilleures amies c'était bien parce qu'elle s'entendaient à merveille et qu'elles pouvaient compter l'une sur l'autre.
Quand la cloche fit sursauter les élèves, une femme d'un âge avancé aux cheveux ternes s'avança dans l'encadrement de la porte. Elle regardait l'ensemble de la cour du haut des quelques marches en se donnant un air sévère, les élèves se rangèrent par classes et bientôt envahirent le bâtiment rejoignant ainsi leurs classes respectives. Agathe entra avec ses camarades dans la grande pièce froide et s'installa confortablement au dernier rang, le chahut incessant de la classe qui s'était installé s'apaisa en quelques secondes lorsque la maîtresse tapa sur le bureau de sa main ridée. Elle débutât un très long et ennuyeux cour sur la révolution Française. Tout le monde semblait dormir mais seul quelques élèves riaient dans leurs moustaches, ils jetaient incessamment des petits morceaux de gomme à Agathe qui n'osait pas intervenir, elle recevait même par moment des boulettes de papier sur lesquelles était griffonné des insultes de tout ordre « le bec » ou même « pinochio ».Aucune colère ne montait en elle, elle ressentait plutôt de la tristesse, blessée et accablée, elle voulait se retrouver seule. Ces sentiments lui étaient totalement familiers, et elle avait presque prit l'habitude de faire face aux railleries de ses camarades. Elle aurait tout donné pour ne pas avoir ce nez, cette gêne, la source de toutes ces moqueries. Ce jour était pourtant particulier, il y avait maintenant prés de 5ans, jour pour jour, que son père était mort. Une journée qui débutait très mal et qui laissait place à un sentiment de tristesse le plus total. Agathe se sentait de plus en plus accablé tout le reste la journée et ce jusqu'à la fin des cours. Agathe était a peine sortie de classe qu'elle se retrouva déjà confrontée à de nouvelles moqueries d'un groupe de garçons. Des larmes coulaient le long de son large nez et terminaient leur course au creux de sa bouche. Les événements des derniers jours de classe avaient rendu Agathe plus que fragile. Ces semaines qui marquaient la fin de l'année scolaire avaient étaient particulièrement difficiles, tout tournoyait dans sa tête, ces moqueries incessantes se répétaient, c'était insupportable. Il fallait fuir, quitter ce monde cruel. Agathe pleurait maintenant à longs sanglots, et courait le plus vite possible quittant les rires qui s'évanouissaient derrière elle.
Emmitouflée sous un amas de couvertures, Agathe pleurait encore, partagée entre un sentiment de haine et d'accablement. La nuit allait être longue. Elle pensait à toutes ces années de souffrance qu'elle avait subi, à toutes ces railleries dont-elle était la cible chaque jour. Ces sanglots étaient aussi ceux de la réjouissance, car elle savait cette période de sa vie révolue. Son arrivée au collège arrangerait peut-être tout cela. Une mince lueur d'espoir qui ne suffisait pas à la faire cesser de pleurer ni de penser à son père, un homme qu'elle aurait aimer connaître davantage, un père qui aurait su être à ses cotés dans les moments difficiles. Elle s'endormait petit à petit, pensant à sa vie, en se posant toutes ces questions auxquelles personne n'était en mesure de répondre.

Le petit matin arrivait, et Agathe ouvrit les yeux avec délicatesse. Un mal de tête assommant lui fit se caresser le front avec sa main. Agathe avait chaud, et tremblait de toutes ses forces. Son visage lui picotait et elle sentait ses veines battre à tout rompre, comme si elle venait d'être piquée par une horde de guêpes. Une allergie pensa t-elle. Elle dévala les escaliers, et se dirigea vers la salle de bain où elle y trouva un miroir. La vision qu'elle eu fut abasourdissante, respirer lui devenait difficile. Son nez, lui qui depuis tout ce temps lui avait causé tous ces malheurs, n'était plus le même. Il était a présent méconnaissable, il était fin comme elle l'avais toujours imaginé. Une nouvelle vie s'offrait à elle. Elle resta durant quelques minutes à contempler son nez devenu celui qu'elle avait rêvé. Comment peut-on rêver du nez que l'on veut comme on rêve du jouet que l'on désire pour le prochain noël ? Simplement quand la nature signe le destin d'une petite fille d'une tâche.
Mais comment tout cela été t-il arrivé? Personne ne croira cette histoire pensa t-elle. Cacher son nouveau nez devenait une priorité si elle ne voulait pas être assommée de questions auxquelles elle ne pourrait répondre.


Merci de votre lecture!
Chapitre 1

# Posté le mercredi 17 mai 2006 09:27

Modifié le samedi 16 septembre 2006 10:14

Hp

Hp


Merci de votre viste!
Laissez vos commentaire!

# Posté le dimanche 04 juin 2006 09:33

Modifié le mardi 24 juillet 2007 09:13

Chapitre 2

Comme pour le premier chapitre, il s'agit du brouillon, c a d que je serai peut-être amenés a apporter des modifications, Bonne lecture!


Les deux semaines séparant Agathe des grandes vacances s'écoulèrent très vite et elle mettait tout en ½uvre pour qu'on ne découvre son « nouveau nez ». Elle avait commencé par ne plus se rendre à l'école ce qui ne la dérangeait en aucun cas, et puis les dernières semaines ne sont jamais importantes avait-elle pensé. Sa mère n'avait rien remarqué, trop occupée à picoler, bien que sa consommation avait quelque peu diminué ces derniers jours. Puis elle s'efforçait de porter des écharpes, ce qui n'était pas très commode pour passer l'été. Qui pourrait bien se moquer? Agathe ne sortait jamais de la maison sauf quand il fallait faire les courses où aller faire la lessive a la laverie la plus proche.
Agathe avait eu le temps de penser très sérieusement à ce qu'il lui était arrivée, et en était venue à la conclusion que si son nez s'était transformé elle pouvait effectuer ce changement à l'infini et même le faire redevenir ce qu'il était avant, mais le problème était de savoir comment. Elle s'entraînait chaque jour, s'efforçant de ce concentrer sur ce nez qui la rendait heureuse, et qui l'avait fait s'endormir chaque soir plus sereinement. Elle se demandait si elle ne s'était pas emballer trop vite et ne devais pas plutôt envisager d'autres réponses à la question « comment ».Ce changement était peut-être définitif, ce qui n'était pas plus mal. Les séances n'avaient produit en quinze jours de temps, aucun effet. « Je suis victime d'une véritable hallucination, un rêve éveillé » pensait-elle, pourtant il était bien la, si parfait. Elle l'observait dans ses moindres détails aussitôt qu'elle le pouvait, à l'aide de son miroir de poche.
Perdue dans ses pensées, Agathe fut immédiatement ramenée à la réalité par l'appel de sa mère dans les escaliers. Un appel qui la fit réagir de suite car elle ne reconnut pas la voix de sa mère qui semblait aller mieux depuis quelques jours. Madame Thibault avait-elle remarqué quelque chose? Agathe enfila rapidement un pull à col roulé qu'elle remonta jusqu'à la moitié de son visage pour ne pas laisser paraître son nez puis elle dévala les escaliers. Agathe vit ce qu'elle n'avait pas vu depuis longtemps, sa mère était comme dans son habitude, assise à la petite table de cuisine, cependant elle ne vit aucun verre ni aucune bouteille dans les parages. Les cernes avaient disparues de son visage et son teint violacé avait viré au rose.
 - Je dois te parler, c'est important, dit Madame Thibault dans un élan de précipitation
Agathe hocha la tête, n'osant rien ajouter, et s'assois en face de sa mère.
- Ecoutes, je pense que tu es assez grande pour comprendre ce que je suis en mesure de te dire.
Agathe hochait toujours la tête, impatiente de savoir ce que sa mère allait bien pouvoir lui dire.
- Je suis désolée pour cette situation, je voudrai plus que tout au monde pouvoir être une mère normale pour toi...
Il eu un moment de silence et Madame Thibault baissa la tête.
-Il n'est pas trop tard pour...guérir...je me suis rendue compte de tout le mal que je te fait et que je me fais par la même occasion... j'ai pris une décision importante pour toi, pour nous...
Madame Thibault posa sur la table un billet de train, Agathe le regarda, essayant de comprendre.
- J'ai pris la décision de te confier à ta tante, qui s'occupera de toi pendant toutes les vacances, le temps que je guérisse... cela prendra du temps, beaucoup de temps mais j'ai de la volonté... 
Agathe était plus que émue, et n'eut pas le courage de répondre, elle se contenta de baisser les yeux comme gênée par la situation. Elle se leva et pris sa mère dans ces bras pour la remercier de lui offrir cette nouvelle vie.
Les paroles de sa mère se répétèrent ainsi dans sa tête toute la nuit.
Elle allait rencontrer pour la première fois sa tante, et ses cousins. Comment allait-elle être accueillie au sein de cette famille dont elle ignorait l'existence jusque là? Au moins elle n'aurait pas à se cacher bêtement et allait pouvoir enfin vivre. Sa mère était décidée a guérir, et ça c'était une chose essentiel pour Agathe qui était prête a lui pardonner toutes ces années de souffrances.
Il était 9h00, et Agathe attendait impatiemment le taxi qui l'amènerait vers une nouvelle vie. Elle portait son seul bagage dans sa main droite et essuyait ses larmes du revers de l'autre main. Madame Thibault, assise sur le perron agitait encore sa main lorsque le chauffeur mis sa valise dans le coffre, puis elle s'engouffra dans le taxi. Elle échangea un dernier regard avec sa mère puis le taxi démarra. A peine arrivée au coin de la rue, Agathe se découvrit pour laisser paraître son nez.
Le voyage fut long, le chauffeur était resté muet durant tout celui-ci et il était déjà 12h00 quand elle monta dans le train, les portes se refermèrent et Agathe sentait monter en elle un sentiment de peur et d'appréhension. A quoi ressemblerait la famille qui allait l'accueillir? L'arrivée du plateau repas permit à Agathe de se remplir l'estomac, elle mourait de faim.
Il ne fallu pas plus de quelques heures pour rejoindre Londres où elle passerai l'été. Le train ralentissait et entrait en gare. Agathe rassembla l'ensemble de ses affaires et se précipita vers la porte du wagon. Une foule bruyante attendait sur le quai, certain brandissait des pancartes où des noms plus grotesques les uns que les autres étaient inscrits, d'autres accueillaient déjà leur famille ou leurs amis dans une euphorie la plus complète. Agathe chercha des yeux son nom parmi les différentes pancartes, puis son regard s'arrêta sur un morceau de carton où était grossièrement écrit  « Agate ». Le souffle saccadé, elle s'avança vers la femme qui tenait la pancarte...
-Madame? dit-elle a l'égard de la femme qui, dans un sursaut détourna le regard sur elle.
-Oh! Tu doit sûrement être Agathe,... bienvenue a Londres... je suis ta tante, mais appelle moi plutôt Macha , dit-elle avec un grand sourire de vendeuse d'aspirateur. Sa large frange laissait paraître deux grands yeux bleu pâle et son double cou tremblait comme de la gélatine à chacun de ses mouvements. Agathe ne sut répondre, les mots peinaient à sortir de sa jolie bouche, elle était visiblement impressionnée par cette grande silhouette. La grande femme lui tendit une joue puis l'autre. Agathe eu le droit a toutes les brides qu'un adulte puisse dire à un enfant quand celui-ci ne l'avait pas vu depuis longtemps: « qu'est ce que tu as grandis, tu ressembles tellement a ta mère...la dernière fois que je t'ai vu, tu n'étais qu'un bébé ...»Agathe se contenta de sourire bêtement comme pour acquiescer les paroles de sa tante. Ils rejoignirent la rue après quelques minutes de marche parmi la foule pressée. Un taxi londonien les attendait.
- Vous n'avez pas de voiture? demanda Agathe
-Heu, et bien non...je n'ai pas le permis.
-Ah... et votre mari? Enfin je veux dire tonton ajouta Agathe
-oh, lui non plus. 
Agathe et tante Macha s'engouffrèrent dans le taxi, la chaleur étouffante les poussa à se débarrasser de toutes leurs couches de vêtements. Agathe avait sur les genoux sa lourde valise que le chauffeur n'avait pas pris la peine de hisser dans le coffre. L'appréhension d'Agathe s'était apaisée, le fait d'avoir rencontré sa tante l'avait soulagé. Après une heure passée dans les embouteillages, le taxi arriva enfin dans une petite ruelle commerçante et ralentit dans un crissement de frein. Le quartier était vivant, les quelques passants se pavanaient avec leur sac de course, dans une atmosphère de volupté. Les maisons étaient agglutinées et semblaient se monter les unes sur les autres
Tante Macha et Agathe sortirent du taxi, le temps de régler la course et le taxi reparti déjà.
- C'est ici dit tante Macha en montrant la petite maison d'en face ou plutôt la petite boutique qui régnait dans le quartier.
- Vous avez une boutique s'exclama Agathe abasourdie
-Oui, ton oncle et moi avons monté cette petite affaire il y plus de 12 ans, avant la naissance de ta cousine Kim. Nous y vendons toute sorte de livres ainsi que des livres anciens que Kévin va chiner dans les marchés et autres endroits inimaginables.
-Vous êtes fermé aujourd'hui demanda Agathe en voyant le volet de fer orner la vitrine de la petite librairie
-Oui nous fermons le samedi répondit tante Macha en traversant la route, traînant la grosse valise d'Agathe derrière elle comme si elle commençait déjà à la materner. Surprise par cette réaction, Agathe se laissa bercer, dans le tournant e sa nouvelle vie qu'elle respirait à plein poumons. Une note de terreur la tourmentait pourtant, si sa mère ne guérissait pas, elle devrait retourner à l'Ouache en sachant qu'elle retrouverai la mère dépressive qu'elle avait laissée.
Tante Macha glissa la clé dans la grosse serrure qui ornait la porte de bois. Dans un grincement, elles entrèrent. Le hall de la maison paraissait ancien mais très bien conservé, le sombre papier peint jouait avec les moulures de bois vernis, quant aux rideaux, ils dansaient au nez du carrelage émeraude. Un escalier de bois massif régnait en maître au fond de la pièce, et de chaque coté se trouvait une porte, celle de gauche menait a la cuisine alors que celle de droite débouchait derrière le comptoir de la petite boutique
-Chérie, je suis rentré.
Un homme fit éruption de la cuisine.
-Bchour tout l'monde , dit l'homme la bouche péniblement pleine de nourriture. Il tendit a Agathe sa main ou plutôt un gant de cuisine puis déglutit avec difficulté tout en souriant, ce qui lui donnait un air de clown tragique. L'homme portait un long tablier de cuisine qui de haut en bas était taché, plus un centimètre carré ne laissait paraître la couleur d'origine de celui ci.
-Bonjour dit Agathe en serrant le gant de cuisine, en affichant un sourire discret.
-Tu dois mourir de faim n'est-ce pas?
Agathe répondit d'un signe de tête.
-On mange dans cinq minutes, le temps que Kim et Milly te montrent ta chambre dit l'homme qui venait de s'enfuir dans sa cuisine.
-Les filles!! cria tante Macha »
Un tumulte se fit entendre à l'étage du dessus, l'escalier gronda, et Agathe vit deux filles descendrent. La plus petite et la première des deux portait une jolie robe à fleurs bleues et un gentil n½ud dans ses cheveux brun. Agathe remarqua son long sourire qui la rendait si radieuse. La deuxième, quand a elle, était vêtue d'un simple jean et d'un tee-shirt à l'effigie d'un groupe de rock qu'Agathe ne connaissait pas. Elle avait les yeux d'un bleu si pur qu'on aurait pu y plonger.
-Salut dirent les deux filles d'une même voix.
-Bonjour leur répondit Agathe
-Voici Kim dit tante Macha en posant sa main droite sur l'épaule de la plus grande des filles, là, c'est Milly en posant son autre main sur l'épaule de celle-ci, et la bas, en désignant un vieux parc poussiéreux au fond de la cuisine, c'est Jeff, le petit dernier ajouta-elle.
-Aidez Agathe à monter ses bagages dans sa chambre pendant que je mets la table.
Kim avança sa main pour prendre la valise d'Agathe mais celle- ci s'en empara avant
-Laisse, je vais la porter dit Agathe
Elles montèrent toutes les trois l'escalier, et arrivèrent dans un long couloir où des portes s'alignaient, le parquet verni grinçait sous leur pied. Kim et Milly la conduirent dans la dernière pièce.
- C'est ma chambre, tu dors avec moi et Milly ira dormir dans la chambre de Jeff dit Kim entrant dans les lieux 
La chambre était lumineuse et présentait dans ses murs une joie de vivre extraordinaire, de chaque coté de la pièce un lit était disposé et à leurs pieds une malle qui harmonisait le tout. On percevait sur les murs jaunis des rectangles plus pâles comme si on y avait retiré des tableaux ou des posters.
- Mets tes affaires dans l'armoire, maman a fait de la place dit Kim désignant la grande armoire.
Agathe tenta d'ouvrir l'armoire mais celle ci ne s'ouvra guerre.
-Non l'autre porte, celle-ci coince
A peine Agathe avait terminé de disposer ses vêtements dans l'armoire que tante Macha cria dans l'escalier.
-Agathe, Kim, Milly, a table!
Elles descendirent les marches de l'escalier quatre à quatre et déjà une douce odeur leur chatouilla les narines. Agathe se réjouit davantage à la vue du festin qui s'offrait à elle. Par politesse elle attendit les plats qui tardaient à venir à elle. Des panaches de vapeur s'en échappaient et se répandait dans la pièce comme un doux parfum. Oncle Kévin fit parvenir le plat jusqu'à Agathe
-Merci Monsieur dit-elle
-Ah non, appelle moi Kévin!
Agathe lui sourit, puis après s'être servi, elle passa le plat a Milly. Jeff frappait avec force la tablette de sa chaise haute et marmonnait des paroles incompréhensibles tandis que Tante Macha essayait de lui enfourner une cuillérée de purée de carotte dans la bouche. Un vrai combat!
Réunis autour de ce festin, tout le monde semblait se régaler, un silence persistait, on entendait seulement les couverts s'entrechoquer et les déglutitions expressives.
-Tu es en quelle classe? demanda Kim qui rompit le silence après avoir vidé le contenu de son verre d'un seul trait.
-Je rentre au collège cette année répondit Agathe et toi?
-Moi j'entre en deuxième année a P..
-Au collège du quartier coupa tante Macha tout en renversant une cuillère de compote de carotte par terre.
Tante Mâcha et Kim se regardèrent et oncle Kévin failli s'étouffer avec son morceau de viande.
Un sentiment de malaise s'installa sur la table, Agathe ne comprenait pas ce que Kim avait dit de mal. Le reste du repas fut silencieux mais très vite l'ambiance bonne enfant réapparut.
-je peux vous aider proposa Agathe au moment de débarrasser la table.
-Non c'est très gentil a toi, mais il est l'heure d'aller se coucher répondit tante Macha
-Oh non maman, il n'est que 20h30! ronchonna Milly.
-Ne discute pas dit tante Macha en élevant la voie. Je monte dans cinq minutes, mettez vous en pyjama!
Les filles sortirent de la cuisine et montèrent l'escalier en soufflant pendant que Tante Macha prenait Jefferson dans ses bras pour l'installer dans son parc.
Après avoir mis leurs pyjamas, Agathe et Kim s'installèrent toutes deux sur leurs lits respectifs et se mirent très vite à discuter de diverses choses et de faire état de leurs points commun. La conversation commençait à s'éterniser quand de lourds pas se firent entendre dans l'escalier.
-Voilà maman, annonça Kim
Les pas augmentèrent d'intensité, puis la porte s'ouvrit et tante Macha apparut dans l'encadrement. Elle portait Jeff dans ses bras, sans doute pour aller le coucher.
-Dormez bien les filles dit-elle d'une voie rêveuse alors que Kim et Agathe se glissèrent dans la douceur de leurs lits.
Tante Macha ferma les rideaux l'un après l'autre de sa main libre puis se dirigea vers la porte. Elle éteignit la lumière et referma la porte dans une délicatesse la plus extrême. Agathe s'emmitoufla confortablement dans ses couvertures, elle ne s'était jamais sentie si bien depuis longtemps, elle tardait de faire plus ample connaissance avec cette famille qui l'avait accueilli sous leur toit. Elle éprouvait déjà tant de reconnaissance alors qu'elle les connaissait à peine. Le séjour ne faisait que commencer.
Mais Agathe pensait à la chose qui la préoccupait le plus: « son nez ». Le mystère n'avait toujours pas été élucidé et Agathe commençait à penser qu'il faudrait bien en parler un jour à quelqu'un. Oui, mais la question était de savoir à qui se confier? Elle risquait d'être prise pour une folle ou pour une menteuse. Il fallait prendre une décision.
Chapitre 2

# Posté le samedi 10 juin 2006 14:18

Modifié le mardi 24 juillet 2007 09:13